Ethique animale et végétarisme

A son tour, de s’y mettre… ?

« Si l’on mange de la viande aujourd’hui, on a généralement le choix entre des animaux élevés avec plus (porc, poulet, dinde) ou moins (bœuf) de cruauté. Comment rendre obsolète ce calcul utilitaire de l’option la moins abominable ? A quel moment le choix absurde qui est le nôtre aujourd’hui devrait-il céder la place à une résolution d’une ferme simplicité : ceci est inacceptable ? Jusqu’à quel point une pratique culinaire doit-elle être destructrice, avant que nous décidions de manger autre chose ? Si le fait de savoir que l’on contribue aux souffrances de milliards d’animaux qui mènent des vies misérables et (bien souvent) meurent dans des conditions atroces ne parvient pas à nous motiver, qu’est-ce qui le fera ? Et si vous avez envie de repousser ces questions de conscience à plus tard, de dire « pas maintenant », alors, quand ? »

Faut-il manger les animaux ? Jonathan Safran Foer, Editions de l’Olivier.

Ces dernières années, le ‘mode de vie sain’ ou ‘healthy lifestyle’ semble s’imposer partout autour de moi, comme une réelle tendance. Faire du sport… Manger équilibré… Etre positif… Il semblerait que prendre soin de son esprit et de son corps devienne un enjeu que toujours plus de jeunes prennent au sérieux. Partout, on voit fleurir des blogs ou des comptes instagram, regorgeant de photos ‘healthy’ : assiettes alléchantes 100% faites maison, dernière paire de baskets flashy pour aller au cours d’abdos/fessiers…

Alors à l’heure de revoir son mode de vie, pour toujours tendre vers un idéal plus sain, un autre débat, plus urgent à mon sens, et plus ancien aussi, est à mettre sur la table.

Avant même de s’interroger sur le ‘comment’ manger ce que l’on mange, n’est-il pas préférable de s’interroger sur le ‘pourquoi’ manger ce que l’on mange ? Il y a ici à mon avis un problème dans l’ordre de nos priorités.

Pour le premier article de ma rubrique ‘Je m’exprime’, je m’engage sur le terrain de l’éthique animale.

Je n’ai pas la prétention de répondre à un débat exhaustif sur les enjeux que représente un tel sujet, tant ces dits enjeux sont à la fois vastes et complexes, mais je veux juste vous faire part de ma prise de position, sur un sujet que je commence à peine à approfondir.

Dans un souci de longueur, c’est également une volonté de ma part d’aller droit à l’essentiel, et donc de vous amener les informations capitales selon moi. Libre à vous d’approfondir certains aspects que j’évoque de manière trop brève selon vous.

Depuis toujours, j’ai une sensibilité très développée envers les animaux, plus grande que celle que j’éprouve envers ma propre espèce, qu’est l’humain. Comment expliquer cet état de fait ? L’explication est en réalité très simple : nous sommes, selon moi, depuis très longtemps, entrés dans un rapport pervers avec l’animal de manière générale. Nous considérons les animaux comme inférieurs à l’homme en beaucoup de points tout à fait illégitimes, et nous profitons de notre seule supériorité sur eux : notre intelligence pour les réduire à des moyens, et parvenir à nos fins, ou plutôt, nos faims.

Nous avons fait de l’animal notre esclave, et cela ne choque personne tant le rapport de force que nous avons instauré entre lui et nous paraît naturel.

Le simple fait d’être humain, suffit à justifier cette domination absolue que nous exerçons sur lui.

Mais ne nous y trompons pas, nous sommes rentrés dans une telle relation avec l’animal de notre unique volonté, et nous sommes trop imbus de notre propre espèce pour nous rendre compte à quel point l’animal ne peut d’aucune manière, contester cette relation déséquilibrée. Et puis, l’animal n’a pas la moindre conscience des libertés que nous nous autorisons par rapport à lui ; il nous voit uniquement comme un prédateur supplémentaire.

 Et pourquoi ne pourrait-il pas en être ainsi ? Pourquoi remets-je en doute la nature de prédateur, qui existe aussi chez l’homme ?

Parce que l’homme moderne est doté d’une conscience, et là est toute la différence. Au nom de notre conscience, des valeurs morales que l’on peut intégrer, nous n’avons plus le droit de nous cacher derrière nos instincts primitifs pour justifier nos abominations sur les animaux. Il y a longtemps que la ‘loi de la jungle’ au sens où je l’entends (violences meurtrières dénuées de sentiments car guidées par l’instinct) n’a plus lieu d’être entre les hommes. Alors, pour quelle raison valable, la loi de la jungle devrait-elle perdurer dans notre rapport avec l’animal ?

Je tiens à ce que vous compreniez que je ne vais pas développer un article ayant pour but de vous dégoûter à vie de la viande, de vous convaincre de passer au végétarisme et de jeter la pierre à tous ceux qui continuent à manger de la viande sans scrupule. Je ne suis pas radicale et je peux entendre les raisons de mon entourage, lorsqu’on m’expose son point de vue.

Je veux juste attirer votre attention sur des chiffres, des états de faits, qui selon moi, se doivent d’être connus au moins une fois par tous.

I L’industrie mondiale de la viande : une machine insoutenable

   Du point de vue moral

J’ai mené ma propre enquête. J’ai regardé de mes propres yeux, ces reportages, ces investigations en caméra cachée dans des abattoirs, dans des fermes d’élevage intensif. Et je ne me contenterai pas de vous dire que tout ça n’est pas joyeux, non, c’est abominable. Je savais ce qui m’attendait, comme chacun de nous s’en doute quelque part. Mais voir de vraies images, prendre conscience du fait que de telles méthodes de traitement sont pensées par nos semblables, partout dans le monde, que ces barbaries sont le quotidien de milliers d’humains, comme vous et moi, qui tuent et tuent encore dans des abattoirs, machinalement, dénués de sentiments et de conscience de ce qu’ils sont en train d’infliger à des milliers d’êtres VIVANTS, chaque jour de leur vie, c’est différent.

J’ai vu des milliers de poulets entassés, les uns sur les autres, se piétiner à en tuer certains, qui ne voient jamais le jour et n’entendent que ce bruit de fond insoutenable, de milliers d’individus en train de piauler, pour leur vie entière… Ces poulets n’ont aucune activité physique et n’attendent rien d’autre que l’engraissement, puis la mort.

J’ai vu dans des élevages français, des cochons, entassés dans des enclos immondes, coupés de toute lumière et de toute hygiène ; des cochons nager dans leurs excréments et ceux des autres, jusqu’à leur mort. Leur magnifique peau rose pâle avait totalement viré au noir.

Je m’arrêterai à deux exemples. Mais sachez que toutes les espèces sans exception subissent des traitements douloureux, stressants ou insalubres.

Je ne posterai pas de photos trash de ce que j’ai vu. Si cela vous intéresse, il n’est aucunement difficile d’en trouver sur internet. (J’ajouterai d’ailleurs à la fin de cet article des sources sérieuses sur le sujet).

Je veux bien entendre que nous n’éprouvions pas tous le même degré d’empathie à l’égard des animaux. Après investigation, vous ne serez pas forcément aussi sensible que moi, et l’idée d’arrêter de nourrir cette industrie ne vous traversera pas nécessairement, telle une évidence. Cependant, de manière inévitable, vous serez obligés de penser : ceci n’est pas normal. Ceci n’est pas acceptable. Nous ne pouvons infliger de telles conditions de vie, de mort, à des êtres vivants, qui éprouvent par conséquent la douleur, le stress, au même titre que nous les hommes. (Et si le fait que les animaux ressentent de telles sensations reste encore à prouver selon vous, alors allez regarder la première étude sur la question sur le net !!).

Ici, vient la question suivante :

Que nous faut-il de plus, pour arrêter d’alimenter une industrie qui fait souffrir des millions d’animaux chaque jour, dans des conditions que nous qualifierions d’inhumaines, d’insoutenables ?

Si cette réalité sur laquelle nous aimerions fermer gentiment les yeux ne « parvient pas à nous motiver, qu’est-ce qui le fera ?

Et si nous avons envie de repousser ces questions de conscience à plus tard, de dire « pas maintenant », alors, quand ? »

Pour moi, le débat s’arrête ici.

Je n’ai pu continuer à manger une chair morte, qui a un jour appartenu à un être vivant, comme vous et moi, et fermer les yeux, être hypocrite, avec moi-même, avec mes valeurs et tout particulièrement la suivante : chaque être vivant, ressentant la douleur au même titre qu’un humain la ressentirait, mérite la même dignité, dans la vie et dans la mort.

Pour quel motif valable, en serait-il autrement ?

Or, cette dignité, nous l’arrachons à des millions d’animaux, chaque jour de l’année, dans la vie comme dans la mort.

Alors, face à n’importe quelle viande, tout ce que je vois, dans les assiettes, dans les rayons des supermarchés, ce sont des milliers de bêtes, ayant souffert le martyr (et le terme est sans conteste approprié) pour contenter nos appétits d’humains, obsédés par le contrôle de tout ce qui se trouve sur cette Terre, qu’importe l’art et la manière.

Je n’ai plus pu.

   Du point de vue écologique

 Pour moi, cet argument est largement secondaire. Je peux cependant comprendre que pour certains, il soit au moins aussi important que le premier.

Il sera question dans cette partie de rapporter quelques informations clés selon moi, et qui, quand on prend le temps d’analyser, prennent un sens et un poids nouveau.

 Comme nous l’avons notamment appris en cours de SVT au lycée, l’élevage bovin est source d’une grande pollution des sols et de l’air ; les nitrates, néfastes pour notre santé et contenus en grande quantité dans les déjections bovines, s’infiltrent dans les sols, atteignent les nappes phréatiques, et contaminent littéralement les eaux.

Egalement, l’élevage bovin produit une quantité de gaz à effet de serre peu imaginable ; puisqu’en effet, l’agriculture serait à l’origine de plus de 18% des rejets de gaz à effet de serre dans le monde (rapport 2006 FAO), soit plus que la totalité de tous les moyens de transport réunis !!! Et au sein du secteur agricole, l’élevage représente 80% des émissions à lui seul.

La seconde information, capitale à vous transmettre selon moi, est l’impact de l’élevage industriel sur les ressources naturelles de notre chère Terre ;

L’élevage industriel est en effet l’une des productions les plus énergivores au monde ; alors qu’il faudra par exemple 6 mètres carrés de surface au sol, pour produire 1KG de légumes (tous confondus), il en faudra 323 pour produire la même quantité de bœuf. (Source : WWF Suisse)

Alors qu’il faudra 700 litres d’eau pour produire 1KG de pommes, il en faudra 15 500 pour produire la même quantité de bœuf. (Source : Water Foot Print)

Alors que 33% des surfaces CULTIVABLES (et non cultivées) sont utilisées à la production de l’alimentation des animaux d’élevages (et donc pas de l’élevage des animaux lui-même, source : FAO 2006), 70% des terres mondiales à usage agricole, sont destinées à l’élevage (FAO 2006). Au total, 35,5% du volume de céréales produites dans le monde sert à nourrir les animaux d’élevage (source : World resources insitute, earth trends, agriculture and food).

Quand nous savons que parallèlement, la faim progresse dans le monde, et que les céréales font partie des ressources les plus utiles aux populations souffrant de famine, n’y a-t-il pas un léger paradoxe ?

Ce sont également des milliers d’hectares de forêt (notamment en Amazonie) qui partent en fumée chaque jour, dans le but de mettre en place de l’élevage extensif (et oui, il n’y a pas que l’élevage intensif qui est condamnable). Les images sont impressionnantes.

Enfin, à ajouter au réchauffement climatique, la pollution de l’air, la déforestation et la consommation en eau, l’élevage industriel provoque bien d’autres effets néfastes, tout aussi alarmants et considérables, tels que l’érosion des sols, la pollution des milieux aquatiques, ainsi qu’un impact important sur la biodiversité.

 II L’homme et la viande ; un rapport ancré « dans les gênes » ?

   Arrêter de manger de la viande est-il synonyme d’extrémisme et d’irrationalité ?

Face à de telles préoccupations autour de l’élevage industriel, certains avancent :

« L’homme mange de la viande depuis la préhistoire, voilà bien une preuve que la viande est indissociable du régime alimentaire de l’homme ».

Mais le fait qu’une pratique soit ancrée dans le temps ou dans l’histoire de l’homme, ne la rend pas incontestable.

L’homme a exercé l’esclavage depuis la nuit des temps, est-ce là la preuve d’une légitimité quelconque de l’esclavagisme ?

Cet argument ne tient pas la route.

D’autres rétorquent :

« De toutes façons, le corps humain a besoin des apports nutritifs de la viande (protéines animales bien sûr) pour vivre en bonne santé. »

Parce-que vous avez déjà personnellement vécu une vie entière sans manger de viande, pour pouvoir le démontrer ?

« Non, mais nombre de médecins l’affirment de manière unanime »

Alors si les médecins l’affirment… Voilà une preuve irréfutable du caractère nécessaire de la viande, pour l’homme.

Encore une fois, cet argument ne tient pas la route. Pourquoi ?

Parce qu’une voix, de plus en plus puissante, se fait également entendre aujourd’hui. Une voix qui affirme le contraire, et qu’une vie sans viande, n’est pas nécessairement une vie carencée. Cette voix unit également des professionnels de la santé ; médecins, nutritionnistes… Alors pourquoi ne serait-elle pas tout aussi légitime ?

Les protéines sont loin de n’exister que dans la viande. En effet, nombre de protéines sont présentes dans les céréales, légumes ; on appelle ça les protéines végétales.

Passer au végétarisme, c’est donc un choix lourd, c’est une prise de position et un investissement nouveau, mais si vous avez eu la force d’arrêter de manger de la viande, vous aurez la force de vous intéresser aux nouvelles manières de manger équilibré, pour ne pas être carencé.

Soit dit en passant, d’après plusieurs études, les végétariens seraient en meilleure santé que les omnivores et auraient une longévité de 3 à 6 ans supérieure (certaines études allant jusqu’à 10 ans) à leurs homologues. En effet, l’importante présence de graisses saturées dans la viande (problème de cholestérol), favoriserait les maladies cardio-vasculaires. Mais ceci est un autre débat, sur lequel nous n’avons à mon sens pas assez de recul aujourd’hui, et pour ma part une expertise 0 pour pouvoir juger de sa crédibilité.

   Aimez-vous réellement la viande que vous mangez, pour ce qu’elle est ?

Savez-vous ce que vous mangez quand vous achetez de la viande ? La question peut être posée à une échelle très globale en évoquant les problèmes de traçabilité parfois rencontrés comme le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des lasagnes…

Mais la question peut être posée sous un aspect plus précis ; la viande que vous mangez, a elle-même mangé un jour. Vous êtes-vous déjà posé la question de ce qu’a pu être son régime alimentaire ?

Nous européens, si réticents (et avec raison) à la culture (et consommation) des OGM, sommes-nous conscients que nous en ingérons à travers la viande ?

En effet, même si la viande que nous mangeons provient de France, et qu’elle n’est donc pas modifiée génétiquement elle-même, son alimentation l’est dans la plupart des cas. Les agriculteurs importent grande partie de la nourriture nécessaire à leur bétail ; soja, maïs, céréales… Et cette nourriture, vient justement de pays où les OGM sont autorisés et largement utilisés tels que le Brésil ou les Etats-Unis d’Amérique ! Bingo, la viande arrive à faire passer la pilule tout en douceur et discrétion…

Egalement, les animaux issus d’élevages industriels sont entassés et vivent en masse dans des périmètres très restreints ; les bactéries et maladies circulent à une vitesse folle et menacent le rendement. Pour y remédier, des antibiotiques sont largement injectés dans la nourriture du bétail, afin de l’immuniser contre les maladies. Finalité : nous ingérons également des antibiotiques à travers la viande que l’on mange. Et nous savons tous au minimum que « les antibiotiques, c’est pas automatique », non… ?

Enfin, je vais vous raconter une anecdote du reportage Food Inc (voir sources à la fin), qui m’a posé véritablement problème. Il s’agissait d’un américain, qui travaillait dans une usine de transformation de viande. Il était en contact quotidien avec des viandes qu’il devait manipuler avec ses mains et racontait que ses ongles tombaient parfois, à cause des antibiotiques présents en masse dans ces viandes, qui restaient bloquées sous ses ongles, les agressaient et les faisaient tomber.

Cette anecdote passait comme une lettre à la poste pendant le reportage, mais pour moi, elle est très révélatrice : cette même viande, que cet homme manipule chaque jour, et qui provoque la perte de ses ongles, se retrouve dans nos estomacs. Nous la digérons et en exploitons chaque molécule pour fournir à notre corps tous les éléments dont il a besoin pour se régénérer.

Si une viande est si agressive, au seul contact de la peau (censée être l’enveloppe même nous protégeant des attaques extérieures), avons-nous la moindre idée de ce qu’elle peut provoquer à l’intérieur de notre propre corps, dans notre estomac, où la vulnérabilité est bien supérieure ?

Mais une chose est sûre, je ne prendrai plus le risque d’infliger de tels désagréments à mon corps, alors que même mon esprit n’a jamais été en accord avec les méthodes de cette industrie.

Vous allez me dire que ma prise de position reste radicale, alors qu’il existe des initiatives pour manger de la viande autrement. J’en suis consciente, j’ai simplement pris une décision à la hauteur de la globalisation des méthodes d’élevage et d’abattage des bêtes. Plus de 90% des élevages d’animaux dans le monde, finissent à l’abattoir.

Je soutiens d’ailleurs les alternatives à cette frénésie industrielle, et vais moi-même m’y intéresser de manière plus sérieuse. Tout comme je vais approfondir la question de manger du poisson, des produits laitiers au même titre que la viande (conditions d’élevage, de pêche, de traite).

La conclusion indéniable, c’est qu’une prise de conscience généralisée est urgente: manger de la viande, à des prix imbattables, plusieurs fois par semaine (voire tous les jours), n’est pas normal. Nous approchons les 7 milliards d’habitants sur cette planète, comment voulez-vous qu’un tel rythme de consommation soit tenable, sans voir la naissance de monstres industriels tels que nous en voyons aujourd’hui ?

Recherchez-vous la quantité, ou la qualité ?

Recherchez-vous l’adéquation entre nos besoins fondamentaux et les ressources que cette planète peut nous offrir ? Ou préférez-vous donner la priorité à vos appétits individualistes et peu rationnels ?

Ne pensez pas « ma prise de position isolée, ne changera rien. »

Une action globale sera susceptible de faire changer le système établi. Nous, et nous seuls provoquons la naissance de ces monstres. Sans demande, il n’y a pas d’offre… Sans demande, il n’y aura plus d’offre. Il est loin d’être trop tard.

Ici, des sources basiques d’information :

www.l214.com : la source qui m’a permis de me rendre compte des conditions d’élevage des animaux (vidéos et images),

http://www.viande.info propose des chiffres parlants sur l’impact de la viande sur l’environnement et l’homme,

Reportages :

Food Inc, film documentaire réalisé par Robert Kenner que je recommande vivement. Dresse un état des lieux des conditions d’élevage des animaux aux Etats-Unis, des risques de telles méthodes, et des dommages collatéraux qu’elles provoquent.

Vidéos courtes, mais qui interpellent :

La folie de la mondialisation : https://www.youtube.com/watch?v=qSqgmqv1qpA

Viande reconstituée, malbouffe : https://www.youtube.com/watch?v=zfI_ONSDgIk

Hotdog : how it’s made (anglais) : https://www.youtube.com/watch?v=2NzUm7UEEIY